TERMINATOR : DARK FATE

TERMINATOR : #robot-tueur

1984 : Il faut sauver Sarah Connor

Depuis 1984 et le film éponyme de James Cameron , notre vision du futur est bercée par une probabilité apocalyptique où les robots se retourneraient contre la race humaine pour en prendre le contrôle et peu à peu l’éradiquer.

Dans le futur (en 2032) les machines se sont soulevées grâce au recherche de la firme SKYNET qui a développé une intelligence artificielle capable de prendre le contrôle des armes de destruction massive.

Suite à ce qui sera appelé le jour du jugement dernier dans ce futur, une partie de la population mondiale a disparu et est traquée par des robots. Parmi les différents modèles se trouvent un type spécifique appelé Terminator qui ont pour vocation de traquer et d’éradiquer les humains notamment ceux de la résistance menée par un soldat du nom de John Connor.

Déterminée à se débarrasser du leader humain, Skynet décide d’utiliser une technologie de voyage temporel pour retrouver la mère du futur John Connor et l’assassiner avant qu’elle ne donne naissance au héros de la résistance.

C’est donc dans le New-York des années 80 qu’on retrouve le Terminator modèle T800 qui suit à la trace la toute jeune femme en semant la mort et la destruction sur son chemin. Fort heureusement, John envoie un de ses fidèles lieutenant, Kyle Reese afin de protéger la jeune femme.

Ce dernier s’avèrera finalement être le géniteur de John Connor et perdra la vie en accomplissant sa mission, laissant Sarah Connor élever seule le sauveur du futur et pensant que Skynet renoncera à sa funeste mission.


1992 : Le jour du Jugement dernier

Mais quinze années s’écoulent durant lesquelles Sarah, désormais consciente du terrible futur annoncé se retrouve internée dans un asile psychiatrique, ressassant une vision du jour du jugement dernier dans l’indifférence et l’incrédulité du corps médical, tandis que son jeune fils John, confié à une famille d’accueil, flirte avec la délinquance en espérant que sa mère et lui puissent être réunis.

Skynet envoie alors un second modèle de Terminator le t-1000, plus moderne, plus vicieux et qui peut changer de forme à volonté pour traquer cette fois directement le jeune John Connor. Mais ce dernier, du futur, décide de recycler le T800 qui était le bourreau désigné de sa mère, pour la protéger dans le passé ainsi que la version adolescente de lui-même.

Malgré la peur et la méfiance de Sarah Connor, le T-800 se lie dans une forme d’amitié avec le jeune garçon et réussit à protéger l’enfant et sa mère tandis que cette dernière s’en prend directement aux ingénieurs de Skynet pour éviter qu’ils puissent déclencher par leurs inventions les évènements qui mènent au Jugement Dernier.

Dans cet esprit, le T-800 se voit obligé de se sacrifier en se désintégrant dans de la lave en fusion comme son adversaire, dans le but que la firme technologique ne puisse jamais avoir de quoi reproduire un modèle de Terminator.


Terminator : Erase and Rewind

Voici donc ce qu’il s’est passé dans les deux premiers films Terminator réalisés par James Cameron.

Mais il y a pourtant eu avant Dark Fate encore 3 autres films consacrés aux robots tueurs tournant autour de la famille Connor.

Si Cameron est bien le créateur de la franchise , il n’en avait pourtant pas tous les droits, et les studios excités par la manne financière unique de Terminator 2 essayèrent à plusieurs reprises de relancer la franchise le long de trois long métrages tous plus dispensables les uns que les autres , marqués d’ailleurs par l’absence au générique d’une Linda Hamilton dont le personnage fut déclarée morte d’un cancer dans le 3e opus avant de revenir sous les traits d’une nouvelle interprète dans le 5e.

Arnold Schwarzenegger restera la seule constante dans la plupart des films malgré une absence compensée par un caméo dans le seul opus se déroulant réellement dans le futur : Terminator Renaissance.

Après la terrible tentative de reboot très mal accueillie par les fans de Terminator Genisys, Cameron a récupéré les droits sur sa création est a simplement considéré que tout ce qui suivait son œuvre (donc à partir de Terminator 2) n’existait pas.


TERMINATOR 3 : (ou 6?)

Aux manettes du nouveau film, Cameron obnubilé par les suites d’Avatar, laisse un Tim Miller auréolé du succès du premier film Deadpool, mais assure avec lui l’écriture du scénario.

Suite directe des évènements de T2, la part belle est faite aux femmes avec le retour d’Hamilton en Sarah Connor, tandis que Grace Mackenzie bien connue des fans de la série Half and Catch Fire tandis que Natalia Reyes devient la nouvelle « John Connor », étant une des leaders de la résistance du futur.

Reprenant la trame habituelle et s’appuyant très fortement sur le film de Cameron, Miller met en scène une jeune fille sauvée par une autre jeune femme qui s’avère être une humaine génétiquement améliorée pour pouvoir faire face à la menace d’un Terminator. 

Mais face au modèle Rev-9, bien plus évolué et encore plus impitoyable que ses prédécesseurs, elle se retrouve à être aidée dans sa tâche par une Sarah Connor aguerrie et désabusée et par un modèle de T-800 qui n’est jamais reparti dans le futur et a développé une existence humaine sous le nom de Carl.

Gabriel Luna remarqué dans la série Agents Of Shield en tant que Ghost Rider, incarne un nouveau Terminator métamorphe radical et capable de se dédoubler qui n’aura de cesse de supprimer sa cible sans jamais se soucier des obstacles et des dommages collatéraux.


L’avis de la rédac’

Alors que la mode est aux constants remakes et reboot , la franchise Terminator qui aurait bien pu s’arrêter au 2e volet souffre de l’avidité médiocre des productions qui ont dénaturé son propos. Malgré le retour de Cameron très sensible dans l’écriture, le film peine à se renouveller et quoique meilleur que ses prédécesseurs, son action effréné, ses effets spéciaux, ses cascades et le mutisme de son antagoniste principal ne parvient pas à être en phase avec l’époque et cantonne le projet au niveau d’une série B avec des moyens. La nostalgie rendra indulgent les fans de Schwarzie et d’Hamilton tandis que la mayonnaise risque d’être difficile à prendre avec le jeune casting qui n’arrive pas à susciter la moindre empathie dans le tourbillon des évènements.

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