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Saint Seyia

Generation “Club Do”

Des Saints aux Chevaliers du Zodiaque

La génération « Club Do » fête aujourd’hui plus ou moins ses 40 ans.

Bien avant Internet, la TNT et Netflix les jeunes téléspectateurs passaient leur temps libre devant TF1 et consommaient en masse des mangas animés venus directement du Japon.

Si Dragon Ball et ses séries dérivées reste une des plus populaires adaptations de manga à traverser le temps et les époques, il y a eu d’autres également dont une tout particulièrement : Saint Seyia appelé en français : Les Chevaliers du Zodiaque.

Jugez plutôt ; Saint Seyia (le titre original du manga) c’est pas moins de 3 séries animées consacrées à Seyia et ses compagnons, 6 films et 3 séries dérivées explorant le passé et le futur d’autres chevaliers….

Curieuse traduction quand on y pense car si effectivement les 12 signes de l’astrologie occidentale apparaissent bien sous forme de chevaliers en armure dans le manga et les séries animés, ils ne sont en fait pas du tout les héros principaux des intrigues.

Mais bien aidé par les génériques immuables et cultes chantés par Bernard Minet , la traduction est acceptée largement et d’ailleurs en anglais Netflix a adopté la même pour son public anglophone qui a droit aux Knights of The Zodiac”

La série originale

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L’Histoire originale débute avec un groupe d’orphelins qu’un riche millionnaire nippon éduque et finance par le biais d’une fondation. Encore enfants ils sont séparés et envoyés dans différents endroits du globe pour suivre une formation qui leur confèrera le statut de chevaliers (en réalité des Saints en v.o.).

Revenus avec leurs armures et des pouvoirs ils s’affrontent dans un premier temps lors d’un tournoi organisé par l’héritière du millionnaire décédé. A cette occasion les jeunes chevaliers découvrent le premier prix du tournoi : une armure d’or.

Après bien des péripéties on apprend alors que cette armure qui leur semblait unique ne l’est pas et qu’il en existe 11 autres du même métal chacune correspondant à un signe du zodiaque et appartenant à des chevaliers regroupés dans un sanctuaire.

Il s’avère aussi que l’Héritière est la réincarnation de la déesse grecque Athéna et que le rôle des nouveaux chevaliers, dit Chevaliers de bronze, est de la protéger.

Mais les circonstances les amènent à se rendre au sanctuaire pour défier le grand Pope, gardien du sanctuaire et maître des chevaliers d’or dans le but de sauver Saori, jeune réincarnation d’Athéna mortellement touchée par une flèche.

Plusieurs arcs verront le jour par la suite explorant d’autres mythologies et permettant aux chevaliers et à la réincarnation d’Athéna de rencontrer des figures légendaires comme Abel (frère de Cain dans la Bible), Poséidon et s’achevant dans une guerre totale avec le Dieu des enfers ; Hadès.

Pour autant l’arc consacré aux affrontements avec les chevaliers d’or est très apprécié et devrait connaître sa 3e adaptation animée avec le reboot de la série animé passé à la 3d et initié par Netflix.

Epoque I : la bataille du sanctuaire (série animée)

Côté graphique la série avait débuté sous des auspices intéressants pour l’époque améliorant grandement le trait  simpliste du manga de *créateur*. Pourtant après l’épopée de l’armure d’or, le début de l’arc consacré à la bataille du sanctuaire est marqué par un nouveau design pour les armures des chevaliers de bronze d’Athéna. La justification se fait par l’idée qu’abîmée précédemment dans les différents combats, les armures se retrouvent régénérées par le sang d’un chevalier d’or et adoptent une nouvelle jeunesse, d’ où le design plus léger et moins grossier.

Côté histoire et psychologie on est en plein dans les années 80 avec ce doublage caractéristique français que les nostalgiques adorent, et qui masque le plus souvent des situations incongrues dûes à la censure.

Car Les chevaliers du Zodiaque à l’instar de Ken le Survivant ou Dragon Ball Z reste une série particulièrement violente (dans le premier épisode le héros tranche l’oreille de son adversaire) et les combats laissent souvent des séquelles aux héros qui se retrouvent souvent à terre au bord de l’agonie avant de se relever et de retourner au combat diminués mais valeureux.

(On pense notamment à Shiriu, chevalier du dragon rendu aveugle juste avant le début de l’arc du sanctuaire qui va quand même accompagner ses camarades )

Malgré tout la série reste culte pour ses combats épiques où chaque adversaire donne son nom à une attaque ou plusieurs et où les moments de grâce et de poésie des personnages symbolisés par de grandes envolées lyriques trouve un équilibre inattendu.

Si l’enfant y trouvait des valeurs nobles comme l’amitié, l’abnégation, le sens du devoir et la loyauté, l’adulte en voyant ce show qui a beaucoup vieilli s’agacera forcément de l’excès de dialogues systématiques, de l’explication souvent saugrenue et pire encore du choix de totems totalement ridicules pour la plupart des chevaliers.

Pour autant pour les années 80 la série ose dans un contexte sociologique beaucoup moins avant-gardiste jouer la carte du trouble du genre : Shun d’Andromède est un garçon qui revêt une armure inspirée d’une victime antique enchaînée par les hommes pour être offerte en sacrifice à un monstre marin. L’armure en question est rose et le personnage est délicat et maniéré… Idem pour les personnages d’Aphrodite du poisson qui porte littéralement du rouge à lèvres et pour le chevalier du scorpion qui a un ongle verni de rouge pour lancer son attaque.

Pour autant les personnages féminins de la série sont reléguées au rang de stéréotypes. Si on peut au départ imaginer un grand potentiel chez Marine, formatrice de Seyia (et accessoirement sa sœur aînée) et Shina , leur impact se limite assez rapidement à être des specatrices admiratives de l’évolution de Seyia. D’ailleurs dans le contexte de la série leur visage est masqué bien qu’elles aient le rang de chevaliers, la loi de l’île grecque où elles se trouvent leur interdisant de se montrer aux hommes à visage découvert.

Cette série serait en top tweet toutes les semaines dans notre époque actuelle…

La série animée suivra donc le périple des 4 protagonistes à travers les différentes maisons du zodiaque et leur affrontement final contre le Grand Pope.

Epoque 2 : La légende du sanctuaire.

Comme on l’a vu la rencontre entre les chevaliers de bronze et les chevaliers d’or qui a donné lieu à une série de * nombre d’épisodes* dans la série animée d’origine a fait beaucoup parlé et a notamment fait vendre de nombreux produits dérivés dont des jouets encore cultes de nos jours.

En 2006 Toei Animation avait produit la fin de l’arc du manga papier consacré à Seyia et sa bande  en diffusant l’arc Hades (aussi disponible sur Netflix en 3 saisons) qui clôt les aventures de cette génération de Chevaliers.

Le public avait répondu présent et su apprécier la légère évolution graphique toutefois respectueuse de l’originale le long de ce très long récit où Athéna et ses chevaliers affrontaient les armées d’Hadès réincarné dans une bataille finale s’achevant au Paradis.

Pourtant avec la technologie, le studio se mit en tête de rallier de nouvelles générations en modernisant l’ensemble et en capitalisant sur la bataille du sanctuaire pour resituer les personnages. Les équipes qui avaient déjà travaillées sur un autre manga culte des années 80 Captain Herlock (ou Albator pour nous en français) s’attellèrent donc à la tâche pour rendre crédible au 21e siècle ces jeunes adolescents disposant de pouvoirs surhumains et affrontant des hommes en armure d’or.

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