Nuff Said (Chapitre 2)

Et la première musique que je lui ai joué ce fut avec mon instrument favori de l’époque : le pipeau.

Une webcam, quelques phrases bien senties, et trois jours après je lui jouais mon air favori de Mozart version sexe : La petite musique de Nuit.
A l’ère des Dj Stars j’ai eu le droit de faire une apparition dans un concert de filles défoncées à la coke et à la vodka Caramel.

Manque de bol ou coup de chance on ne saura jamais, retrouver la copine de la fille de mon producteur avec celui-ci en train de répéter la flûte enchantée, m’a permis de motiver très rapidement la remise d’une maquette à la maison de disques.

Trois semaines après on m’a incité à poster une reprise acoustique d’une chanson de rap tendance et le buzz a suivi son cours faisant de moi la nouvelle coqueluche des plateformes vidéo.

Ironie du sort, deux mois avant je passais mon temps à critiquer les crétins qui s’étaient fait connaître de cette façon sur un site de réseau social.

D’ailleurs j’ai ri ce sujet l’autre jour dans un dîner lorsqu’une des invitées est venue me voir toute contente en me déclarant que c’était « super » de rencontrer enfin en vrai un de ses amis préférés sur Facebook et qu’elle était une historique sur mon Myspace bien avant la masse populaire.

J’ai renoncé poliment (ou peut-était-ce que c’est le Mojito couplé à mes 3 vodka Martini et à ce Champagne qui me rendirent mi léthargique mi poli ?) lui expliquer que je n’avais jamais mis les pieds que sur Myspace que le jour où mon producteur m’avait montré ce que c’était et qui allait répondre à ma place aux fans dessus.

Quant à Facebook, quitte à prendre un nom de scène ce n’est pas pour m’avilir des 5000 amis qui vont m’abreuver de leurs statuts insipides et de leurs commentaires que je ne lirais jamais.

Bonne idée le nom de scène au final.

Elle est loin cette vie de Rockstar où on brise des guitares, on rencontre d’autres stars et on s’autodétruit dans la sainte trinité du vice sexe alcool et drogues.

Mon premier devient gratuit mais peu gratifiant, les seules filles acceptant les plans à trois à mon niveau ne sont pas les plus agréables ni les plus douées.
L’alcool est ma malédiction en dehors du Malibu coco je vomis tout ce que j’ingurgite.

Quant aux drogues mon souvenir d’Acid à Londres à l’Empire n’a pas fait autant de pub que si ça avait été Amy Winehouse, mais mon manager anglais s’en souvient surtout parce que j’ai salopé sa cuisine le lendemain matin.

L’unique avantage de ma condition d’artiste ce soir est de pouvoir raconter ma vie à des gens qui ont l’impression d’en vivre une plus misérable et qui m’envient comme si ils allaient aimer la vivre et la gérer mieux que moi.

Si tu lis ces mots va te faire voir, je suis une rock star no future drogues & rock’ Roll.

Ou alors j’suis chez moi et faut vraiment que je change l’eau de l’Aquarium.

Fuck.

Toute la différence est vraiment dans le room service.

A suivre (ou pas) nevermind the bollocks !

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