Inspiration

J’écris.

J’écris dans l’urgence, dans la peur dans l’erreur avec l’envie, l’angoisse le plaisir et l’extase.

Je fais jaillir les mots, j’accumule les phrases, dans mon esprit les idées se mêlent se perdent s’inventent et s’annulent. Mon lecteur est mon juge, la critique mon jury, au tribunal des œuvres je suis l’avorteur diabolique, le penseur génocidaire de milliards d’idées.

Le temps m’enrobe essaye de m’enlever de m’attirer dans sa course effrénée vers la fin des choses.

C’est donc dans ce climat de mort feinte, alors que la vie me lance ses cris, des appels aux allures de complainte, pour me faire m’échapper de cette seconde réalité, celle où je crée, celle où je suis l’unique et principal artisan de cet arche de mots, de cette tour des miracles, où les pronoms prennent vie.

Mes personnages ne sont pas anonymes, mes écrits ne sont pas anodins, je parle de toi, je parle d’eux, je parle d’elle, mais mieux que d’en parler j’essaye de les raconter, avec un peu de verve bien trop d’ambition et avec la parure du médiocre et du humble comme seule idée.

Souffle, crache, hurle. Si j’étais moi je ne serais sans doute depuis longtemps plus là, c’est parce que je suis mille et une vies, que je relate ces six milliards et ton cri que je peux aujourd’hui et demain écrire ce futur en trois lettres que tu appelle la vie. Je suis Historien et grimpe sur ma majuscule car je suis aussi écrivain, en somme encore un auteur qui n’a pas peur du ridicule. Ton amour ton amitié et ta vie sont les ailes qui me manquaient pour vivre au-delà avec cette saveur d’infini.

Déjà tu pars tu t’esquive et ma parole tu me fuis reviens donc par là Inspiration, car ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion de se retrouver en tête à tête.

On est dans le métro c’est nauséabond, tu veux faire ton caprice ?

Je te retiendrais sans violence et c’est là ma faiblesse, le temps que tu me casse la tête et puise à la source ton nectar si coûteux qui me rend si souvent oublieux, je ne fais qu’une requête, je n’ai qu’un souhait ma chère.

On nous regarde on nous lit on nous juge et peut-être même qu’on en rit, alors je te sais trop fière mais s’il te plaît offre à cet infidèle qui est notre lecteur un texte brut mais sans trop d’ennui.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related Articles

Back to top button
Close
Close