D’eux (Chapitre 6) : Deuxième partie : Elle

Alors oui j’ai été dure, j’ai été cruelle…… et sûrement injuste.

Inconstante, indifférente et méprisante, mais est-ce que pour autant je méritais cet abandon poli et soi-disant respectueux ?

J’aurai préféré des cris, des hurlements, des reproches en cascade, n’importe quoi pour que ma raison justifie à mon cœur ce vide béant auquel mon existence n’a pas été préparée.

Cette logique, cette rationalité où tu as mis l’interrupteur de notre relation en mode « off » sans effort apparent, appuyé sur ton propre bon sens. Tu ne m’aimais plus c’était comme ça, alors tu me l’as dit aussi simple que ça.

La simplicité a toujours constitué pour toi à faire les choses comme elles te convenaient t’engageant pour ton intérêt, restant sans complexe indifférent aux besoins des autres y compris les miens que tu créais, influençait ou déniaient.

Tu prétends ne pas me quitter pour une autre et pourtant déjà j’ai mentalement en tête une liste virtuelle de toutes tes soi-disant « juste des copines » qui vont t’accaparer encore plus que d’ordinaire.

Pour certaines les peines de cœur deviendront beaucoup plus définitives, les cafés dans la semaine en terrasse vont se transformer en dîners au restau le week-end.
Et comme je ne serais plus là pour brimer ta conscience tu répondras en temps réel à leurs sms tendancieux, et tu rappelleras en étant beaucoup plus intéressé à leurs messages explicites sur ton répondeur.

Tu pourrais penser que je suis basiquement jalouse et paranoïaque là où je suis juste lucide. Ce mot s’accompagne chez toi d’une idée de résignation qui ne m’atteint pas encore.

Tu m’as toujours dit apprécier mon côté passionné, sans réaliser que la passion ça déborde, c’est bruyant, c’est incontrôlable et surtout c’est libre.

Alors parce que je t’aime avec passion, je suis libre de te maudire, de te haïr, de te pourrir et de te dénigrer tout mon saoul.

C’est la fin on s’est partagé les meubles, le temps triera nos amis en commun, et loin de la poésie des films où tout se passe bien j’ai claqué la porte aux déménageurs une fois le dernier carton parti dans le camion d’en bas.

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