D’eux (Chapitre 5) : Deuxième partie : Elle

Et tu es comme eux tu feins de t’en foutre avec un tel naturel que ça en devient banal. J’essaye de me souvenir de nos promesses, de ces fois où on se disait qu’on était indestructibles.

Je ne parlais pas.

Comme tous les autres défis je te laissai les lancer et celui-ci en particulier.

Ma confiance n’était pas vraiment en nous deux mais surtout en toi.

Avec le recul je me demande si ça n’était pas la même chose pour toi…

Après tout qu’étais-je de plus pour ta propre valeur ajoutée, décuplée magnifiée par ton égo faussement caché derrière cette modestie rampante mais tellement suffisante ?

Ne m’en veux pas ………Je le fais pour toi.

Ne verse pas de larmes : elles coulent tous les soirs même quand j’essaie de ne plus y penser.

Le manque devient physique, troublant : la nuit sous les draps je frissonne, à la recherche de l’instant réconfortant où je me blottis contre toi, apaisée.

Au lieu de ça j’ai des angoisses, des insomnies et le cœur qui se crispe.

Dans des bribes de rêves à demi-consciente, j’imagine où tu es, avec qui,ce que tu fais….

Chaque matin un peu plus fatiguée, mes journées je les traverse détachée, dans un ennui profond teinté de mélancolie où revenir dans l’appartement sans toi me fait mal.

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