D’eux (Chapitre 4) : Deuxième partie : Elle

J’y ai pensé toute la nuit. Plus comme avant plus comme d’habitude.

Penser à toi me faisait du bien.

Maintenant ça me fait tour à tour mal/vomir/pleurer/crier.

Si je t’écrivais ces mots au lieu de seulement les imaginer on ne pourrait même pas rayer une mention inutile.

Au chapitre de ce qui me semble inutile ou sans intérêt en ce moment il y a moi…

Dois-je te remercier pour ça ?

Un merci de plus ou de moins te laisserait quand même de marbre tu t’y es habitué toutes ces années durant pour chaque attention, chaque cadeau, chaque sortie.
Tu as dû te délecter de ma redevance vis-à-vis de ton insupportable, étouffante et ta perverse générosité.

Tu prétendais me vouloir indépendante tu m’a juste enfermée dans une cage dorée, peignant un peu plus chaque jour les barreaux et me laissant croire que je pourrais si je le voulais finir par voler.

Mais tu savais qu’en me brisant moralement j’aurai juste peur de chuter.

Tu me dis qu’il ne faut pas se détester….

Comment on fait pour nier encore un sentiment ?

Tu as déjà simulé celui de m’aimer…

Je ne sais pas si c’est plus facile pour le dominant de dire qu’on va rester amis et que rien ne va vraiment changer.

Je suis comme ces femmes qui chantent dans les vidéo-clips d’M6 la nuit qu’elles détestent leur ex en espérant qu’il réagisse à leur désespoir nostalgique

Je suis comme ces femmes qui s’exposent dans des photos mises en scènes clamant leur bonheur de n’être à la merci d’aucun homme mais attisant leur désir dans des attitudes suggestives.

Je suis comme tout le monde , j’ai mal dans mon corps et dans ma tête à ne pas sentir le torrent de force , de courage et d’honneur d’être sans la moitié de moi dont on me dit que je peux me passer mais qui me manque comme un organe arraché sans préavis dont l’absence m’inquiète à chaque souffle.

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